Coopeagri
Au Costa Rica, la première source de devises
était, pendant plusieurs décennies, le
café. Aujourd'hui, il est
relégué au 5ème rang, après
les bananes, l'industrie textile, la
fabrication d'éléments informatique et le
tourisme. Toutefois,
d'innombrables familles paysannes continuent à (sur)vivre du
café. Dans
certains endroits, la dépendance vis-à-vis des
prix du marché mondial
extrêmement fluctuants a incité les producteurs
à se lancer dans des
projets de diversification et ce bien avant l'effondrement
récent des
prix, qui a provoqué une crise sans
précédent. Un des pionniers dans ce
domaine est Coopeagri, une coopérative de
caféiculteurs située à San
Isidor de El General, dans le district de Perez Zeledon.
Fondée en 1962
par 390 producteurs, elle a encouragé, dès 1974,
ses membres – surtout
les plus faibles – à privilégier la
canne à sucre; en même temps, elle
a entrepris à produire du sucre blanc. L'installation d'une
raffinerie
appartenant à l'organisation constitue un exploit
remarquable, car
d'habitude seules les grandes entreprises en ont les moyens. En 1994,
Coopeagri a réussi à vendre, sous sa propre
régie et à un prix
rémunérateur, les premières 120 tonnes
de sucre blanc. Depuis lors, le
volume exporté au prix minium garanti par la fondation Max
Havelaar ne
cesse d'augmenter. Pendant que le prix du marché mondial a
chuté, entre
1994 et 2001, de 320 à 120 US dollars, le prix du sucre Max
Havelaar a
grimpé de 500 à 520 US dollars !