national, et ce,
malgré la
haute qualité nutritive
de la graine. ANAPQUI
joue un rôle déterminant dans le maintien de la
population
indigène sur l’Altiplano bolivien, où
les alternatives sont très
limitées. Dans ces zones arides, situées entre
3000 à 4000 m.
d’altitude, balayées en permanence par le vent,
par des températures
entre 5 à 12°, les alternatives sont rares en dehors
de la quinoa.
L’association
a réintroduit l’élevage de lapins ou la
culture
maraîchère pour compléter les revenus
des
cultivateurs. Aujourd’hui, la plus
grande partie
de la quinoa produite par les producteurs membres de
l’ANAPQUI a obtenu
le certificat biologique ce qui génère une
plus-value appréciable. Face
au véritable boom qu’a connu la culture de la
coca, car plus rentable
que n’importe quelle autre culture, la quinoa constitue une
alternative
d’autant plus précieuse. Dans ces
régions extrêmement pauvres, qui manquent de
réseaux en eau
potable, en électricité, en routes, ce qui rend
aussi plus difficile
l’accès aux écoles et aux dispensaires,
le développement passe
précisément par des initiatives et des instances
de décision locales.
Il est important de rappeler que ANAPQUI a été
initiée par la base : ce
sont les producteurs qui se sont regroupés en
communautés villageoises,
rassemblées ensuite en associations provinciales,
régionales et enfin
nationale. Par un effet de retour, ANAPQUI décentralise les
structures
de décision en déléguant sont pouvoir
par voie descendante vers les
régions, provinces et communautés. Des
congrès régionaux se tiennent
tous les ans et un congrès national tous les deux ans. La
répartition
des excédents, les investissements en infrastructures et les
programmes
de développement sont donc décidés
localement mais entrepris
collectivement. Un juste retour aux sources, aux Incas qui ne
concevaient pas autrement la culture de la quinoa, qu’ils
surnommaient
d’ailleurs « la graine
mère »
!