offre une chance de subsister
sans exploiter à outrance la forêt
ni devoir émigrer vers la ville ou dans les
régions où la coca est
cultivée. Elle compte 132 membres qui font vivre
près de 800 personnes. La
coopérative n’est pas seulement attentive
à la commercialisation de
la noix d’Amazonie. Elle a par exemple ouvert des magasins
communautaires dans lesquels sont vendus les produits de base
à un prix
plus intéressant qu’ailleurs. Elle assure les
contacts et collabore
avec d’autres coopératives, comme par exemple El
Ceibo, également notre
partenaire, producteur de cacao. CAIC encourage les familles
à
diversifier les cultures (riz, haricots blancs,
café…) et dispense des
formations dans ce sens. Avec les années, CAIC
a étendu ses activités à
d’autres coopératives
avec lesquelles elle partage diverses activités commerciales
(magasins,
petits commerces, lieux de ramassage collectif, …).
Le Conseil d’Administration et le Comité de
Surveillance,
chargé de la
gestion au quotidien, se réunissent tous les mois. Les
ramasseurs de noix obtiennent de la coopérative un prix fixe
pour
leurs produits, ce qui représente au total un revenu de 25%
supérieur
pendant 8 mois de l’année. La
coopérative cotise
aussi pour ses membres
à la caisse d’assurance maladie et à
une caisse de
retraite. Pour la
répartition des bénéfices
éventuels la
coopérative consacre 25 % aux
frais de formation, 25% sont capitalisés par la
coopérative et 50% sont
partagés entre les membres. Depuis
la chute brutale du prix de la noix d’Amazonie sur le
marché
mondial et la concurrence des grandes entreprises, la
coopérative
connaît d’importantes difficultés.
C’est ainsi
qu’elle ne travaille que
pour un tiers de ses possibilités. Comme il
représente un
tiers des
débouchés de la coopérative, le
réseau de
commerce équitable peut jouer
un rôle déterminant dans son
développement.